El terremoto de Haití es el peor desastre al que se ha enfrentado la ONU
Ayer, 19.11 Por Hui Min Neo
El seísmo en Haití, que causó decenas de miles de muertos, es, según la ONU, el peor desastre al que la organización se haya enfrentado en toda su historia, peor incluso que el tsunami de 2004, pues decapitó las estructuras locales de apoyo a la ayuda internacional.
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"Es un desastre histórico", explicó a AFP la portavoz de OCHA (Oficina de Coordinación de Asuntos Humanitarios) en Ginebra, Elisabeth Byrs.
"Nunca estuvimos enfrentados a un desastre de esta magnitud en los anales de la ONU. No se parece a ninguno otro, pues el país fue decapitado", agregó.
La funcionaria recordó que la capital, Puerto Príncipe (cerca de 3 millones de habitantes), está a 17 kilómetros del epicentro del terremoto.
Contrariamente a la situación después del tsunami que mató a más de 220.000 personas en Asia, sólo quedan pocas estructuras locales en Haití para servir de apoyo a la ayuda extranjera, subrayó.
"Incluso en Banda Aceh (la provincia indonesia más afectada por el tsunami provocado por el seísmo de magnitud 9,3), había bases locales para coordinar la ayuda", agregó Byrs.
En Puerto Príncipe agua, electricidad y teléfono fueron totalmente cortados mientras que las carreteras, el puerto y muchos edificios oficiales resultaron gravemente dañados.
El Gobierno, cuyo majestuoso palacio se derrumbó en parte, está muy debilitado. Su sede fue trasladada a un comisaría cercano del aeropuerto.
La capital no es una excepción. En Leogane, al oeste, "no hay ninguna infraestructura local", añadió Byrs. Los edificios de esta ciudad de 134.000 habitantes resultaron dañados en un 90%, según los equipos de salvamento de la ONU que pudieron llegar al lugar. La policía local considera que hay entre 5.000 y 10.000 muertos.
Un poco más cerca de Puerto Príncipe, la ciudad de Gressier (25.000 habitantes) fue destruida entre un 40 y 50% así como algunos barrios del gigantesco barrio de Carrefour (334.000 habitantes).
En total, la ONU se encuentra sola al mando de una ayuda internacional masiva, confrontándose a "desafíos logísticos mayores". Lo que explica la lentitud en la aplicación de la asistencia a miles de damnificados y heridos, traumatizados y hambrientos, que están entre la furia y la desesperanza.
"La distribución mejora, pero sigue siendo muy complicada y muy lenta", reconoció Byrs.
Cerca de cuatro días después del terremoto de magnitud 7, que causó según los responsables haitianos por lo menos 50.000 muertos, 250.000 heridos y 1,5 millones de damnificados, las agencias de la ONU esperan ahora poder ayudar a 60.000 personas por día.
Pero, para la ONU, la prioridad sigue siendo la búsqueda de supervivientes.
"El clima favorable y la manera como los edificios se hundieron, abriendo espacios de supervivencia, aumentaron las posibilidades" de que haya supervivientes, explicó Byrs.
"Por eso las operaciones de búsqueda y salvamento siguen siendo la prioridad. La fase de salvamento seguirá todavía", insistió la portavoz.
Los 27 equipos de búsqueda de la ONU en el lugar incluyen 1.500 personas y 115 perros que trabajan sin descanso.
"El problema es cuánto tiempo los supervivientes podrán aguantar sin agua", reconoció Byrs. En algunos casos los socorristas pudieron hacerles llegar agua a las víctimas atrapadas entre los escombros.
El viernes lograron extraer a 34 personas llevando la cifra total de salvados por los equipos de la ONU a 58, una gota de agua en medio del océano.
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domingo, 17 de enero de 2010
miércoles, 30 de diciembre de 2009
Le nouveau Cinéma Belge :
ALTIPLANO
Le réalisateur belge Peter Brosens et l’américaine Jessica Woodworth remportaient en 1996 le Lion d’or au festival de Venise pour le film « khadak », qui racontait la révolte d’un peuple dessaisi de son lien à la terre par une exploitation industrielle abusive. « Altiplano » reprend cette thématique en le transposant sur les hauts plateaux andins, en une sorte de long poème lyrique. Les personnages sont filmés d’une façon frontale, rappelant le théâtre, en de longs plans-séquences, avec pour décor des paysages grandioses à la dimension quasi mythologique. Chaque scène est d’une beauté hypnotique, chargée de symbole :
« L’histoire et les cultures occidentales nous rappellent sans cesse que la raison n’est pas le meilleur moyen d’appréhender la vie et la réalité, et que cette tendance permanente à la démystification peut nous égarer, expliquent les réalisateurs. Nous nous sommes engagés dans ce que l’on pourrait appeler un cinéma « spirituel » et Altiplano offre la possibilité de redécouvrir des valeurs et des attitudes qui ne font plus partie depuis longtemps du patrimoine spirituel européen »
Le film est aussi une réflexion sur l’image, au départ de cette photo qui n’aurait jamais dû exister. Elle se poursuit avec les portraits des disparus que l’on porte là-bas en signe de deuil et révolte, et les images presque insoutenables d’un « suicide de protestation », enregistrées par une caméra qui passera de main en main, signes tangibles de la réalité de l’histoire.
« Un cinéma spirituel, libre des contraintes du marché, rappelle au spectateur le pouvoir guérisseur de l’émerveillement, le besoin de synthèse plus que d’analyse, explique Jessica Woodworth. Il honore la complexité de notre monde, évoque le sacré, nous invite à être humble et reconnaissant ; il respecte le mystère de notre existence. »
Linda Leonard
(extrait d’article publié en « En Marche »)
ALTIPLANO, de Peter Brosens et Jessica Woodworth, avec Jasmin Tabatabal, Magaly Sotier, Olivier Gourmet. 1h49.
ALTIPLANO
Le réalisateur belge Peter Brosens et l’américaine Jessica Woodworth remportaient en 1996 le Lion d’or au festival de Venise pour le film « khadak », qui racontait la révolte d’un peuple dessaisi de son lien à la terre par une exploitation industrielle abusive. « Altiplano » reprend cette thématique en le transposant sur les hauts plateaux andins, en une sorte de long poème lyrique. Les personnages sont filmés d’une façon frontale, rappelant le théâtre, en de longs plans-séquences, avec pour décor des paysages grandioses à la dimension quasi mythologique. Chaque scène est d’une beauté hypnotique, chargée de symbole :
« L’histoire et les cultures occidentales nous rappellent sans cesse que la raison n’est pas le meilleur moyen d’appréhender la vie et la réalité, et que cette tendance permanente à la démystification peut nous égarer, expliquent les réalisateurs. Nous nous sommes engagés dans ce que l’on pourrait appeler un cinéma « spirituel » et Altiplano offre la possibilité de redécouvrir des valeurs et des attitudes qui ne font plus partie depuis longtemps du patrimoine spirituel européen »
Le film est aussi une réflexion sur l’image, au départ de cette photo qui n’aurait jamais dû exister. Elle se poursuit avec les portraits des disparus que l’on porte là-bas en signe de deuil et révolte, et les images presque insoutenables d’un « suicide de protestation », enregistrées par une caméra qui passera de main en main, signes tangibles de la réalité de l’histoire.
« Un cinéma spirituel, libre des contraintes du marché, rappelle au spectateur le pouvoir guérisseur de l’émerveillement, le besoin de synthèse plus que d’analyse, explique Jessica Woodworth. Il honore la complexité de notre monde, évoque le sacré, nous invite à être humble et reconnaissant ; il respecte le mystère de notre existence. »
Linda Leonard
(extrait d’article publié en « En Marche »)
ALTIPLANO, de Peter Brosens et Jessica Woodworth, avec Jasmin Tabatabal, Magaly Sotier, Olivier Gourmet. 1h49.
domingo, 6 de diciembre de 2009
Sommet de Copenhague
ODY Morgan
22 novembre 2009
Après un certain raz le bol d’entendre sans cesse à la radio tout le monde dire qu’il faut absolument un accord à Copenhague, j’ai écrit ce texte...
Sommaire
· Kyoto 2, la bouée de sauvetage
· La guerre pour les ressources
· Pauvres et coupables
· Toujours plus de profits (...)
· Changeons le système, pas (...)
D’ici quelques jours, des milliers de militants d’Europe et du monde entier convergeront vers Copenhague à l’occasion du sommet mondial sur le climat. Alors que les médias donnent la parole exclusivement à ceux qui, parmi les gouvernants, les entreprises et les grandes ONG, appellent à un « accord ambitieux », nous serons nombreux dans les rues de la capitale danoise à agir contre la signature d’un nouveau protocole. Et nous avons de bonnes raisons !
Kyoto 2, la bouée de sauvetage du capitalisme
Le sommet de Copenhague vise à trouver un accord entre les Etats sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Le projet sur la table des dirigeants est très semblable à celui de Kyoto, c’est-à-dire qu’il est basé sur le commerce du carbone et même étends les sphères auxquelles le marché des émissions pourra être appliqué.
Au prétexte de réduire les émissions de gaz à effet de serre, on a commencé depuis 2005, date d’entrée en application de Kyoto, à faire du carbone, l’élément le plus basique de la vie sur terre, une marchandise. L’accord de Kyoto n’est que cela. Toutes les réductions d’émissions auxquelles se sont engagés les pays riches depuis 1997 peuvent se monnayer en échange de la construction d’une centrale hydraulique ici, d’une plantation de palmiers à huile là-bas.
Cet accord a-t-il permis de réduire les émissions ? Non, puisque depuis 1990, le volume d’émission a augmenté de 40%, et cela malgré la dégringolade des économies de l’ex-URSS et des « démocraties populaires » qui ont largement participé à baisser le niveau des émissions en Europe.
Jamais la croissance des émissions n’a été aussi rapide que depuis que Kyoto est entré en vigueur. Mais à quoi sert ce protocole alors ? A faire de l’argent pardi ! Et, pour être plus précis, à sauver le capitalisme mondial.
La guerre pour les ressources a commencé
Notre système économique a besoin, pour survivre, de produire toujours plus. C’est le principe même de la croissance et de l’accumulation du capital. Pour cela, il utilise toujours plus de ressources naturelles, des ressources toujours plus rares, qu’il doit arracher aux communautés rurales qui en dépendent. Ces vingt dernières années, on a donc vu un accaparement exceptionnel des richesses du monde par quelques dizaines de multinationales qui, pour prendre possession des terres, des réserves d’eau, des minerais et des ressources génétiques (semences et races animales) de la planète, n’hésitent pas à assassiner, à jeter en prison, à terroriser et à affamer des centaines de millions de personnes. Le protocole de Kyoto participe à cet élan d’expropriation en lui offrant une légitimité morale et un appui financier.
Les grandes entreprises ont un besoin particulièrement important d’énergie pour pouvoir continuer à produire en masse et à transporter les biens de consommation d’un bout à l’autre de la planète. Le protocole de Kyoto permet aux pays riches d’éviter de réduire leurs émissions en finançant le développement d’énergies soit-disant « propres » dans le Sud.. Monocultures d’agrocarburants, barrages géants et méga-projets éoliens sont ainsi mis en place. L’énergie est ensuite acheminée vers les centres industriels ou les pays riches. De façon quasi-systématique, les populations locales sont chassées de leur territoire et n’ont aucun accès à l’énergie produite.
L’aspect durable de ces productions est plus que douteux : les plantations de maïs ou de palmiers à huile pour l’éthanol par exemple détruisent la biodiversité, consomment des quantités gigantesques d’eau, sont aspergés d’engrais et de pesticides et s’étendent le plus souvent au détriment de la forêt primaire. Mais surtout, ces énergies renouvelables ne permettent en rien une réduction des émissions de gaz à effet de serre, puisque la consommation d’énergies fossiles, loin d’être remplacée, continue elle-aussi de progresser. Il est prévue que la consommation énergétique mondiale augmente de 50% d’ici à 2030, essentiellement grâce à la progression de la production de charbon, de gaz et de pétrole.
Malgré des investissements massifs, les énergies renouvelables ne constitueraient alors que 2% de la consommation totale [1]. Cette perspective, prise come référence par l’Agence Internationale de l’Energie, est apocalyptique. Elle a néanmoins le mérite de montrer que les beaux discours sur les énergies renouvelables servent plus à légitimer une croissance généralisée de la production d’énergie qu’à sauver le climat.
A Bali et à Poznan, les négociations ont visé à introduire de nouveaux secteurs dans le commerce du carbone : les forêts (via le mécanisme intitulé REDD) et les terres agricoles. Une entreprise polluante en Europe pourra choisir de ne pas réduire ses émissions et compenser en achetant des crédits-carbone à une entreprise en Indonésie qui possède une forêt. Dors et déjà et alors même que l’accord n’est pas encore signé, des investisseurs en recherche d’un placement « durable » commencent à acheter des territoires entiers au détriment des populations qui les habitaient [2]. Ils vendent ensuite les crédits-carbone sur des marchés volontaires et font double-profit en commercialisant le bois. La protection de l’environnement est en quelques années devenu l’alibi le plus commun pour expulser des communautés et laisser la place libre aux multinationales. Alors qu’en 2008 40 milliards d’ha de terres ont déjà été accaparées par les multinationales et certains pays [3], Kyoto va encore accélérer l’expropriation des territoires des populations rurales.
Pauvres et coupables
Le changement climatique et le commerce du carbone n’offrent pas seulement la possibilité pour les grandes entreprises de s’emparer des richesses du monde, ils permettent aussi de justifier auprès des travailleurs le retour de la rigueur. A Poznan lors du sommet sur la climat de 2008, de grandes pancartes affichées dans la gare centrale présentaient les 10 Commandements du 21e siècle. On pouvait lire « Ne prends pas l’avion, Recycle, Utilise le vélo plutôt que la voiture, Evite tous les produits avec emballage plastique, Evite tous les produits venant de loin, N’achète pas à moins d’être sûr que tu as besoin de ce produit, Ne produits pas plus de deux enfants, Ne fais rien qui nécessite des terres ou de l’eau jusqu’ici non-utilisées, Suis tous ces commandement de façon facile et économique, pour toi et les autres ».
Chacun sais que les grands de ce monde ne fréquentent pas les gares, ce message ne leur était donc évidement pas destiné. Pendant qu’on s’évertue à convaincre la population de changer ses ampoules et de fermer le robinet pour se brosser les dents, d’autres peuvent tranquillement continuer leur travail de pillage de la planète. Et nous faire la leçon pour accepter une petite réduction salariale, quelques heures de travail en plus, au nom de la simplicité volontaire et de la solidarité avec les ours polaires.
Cet accaparement massif des richesses et le démantèlement des politiques sociales ont conduit à une explosion de la misère dans le monde. Un tiers des urbains habitent maintenant dans des bidonvilles et un milliard de personnes ont faim (un milliard !). Jamais le fossé entre les plus riches et les plus pauvres n’a été si gigantesque. Le terme « pays en voie de développement » cache pudiquement une vérité autrement plus crue : la pauvreté s’accroie. Dans le Sud, mais aussi dans nos pays soit-disant prospères.
Toujours plus de profits pour une catastrophe toujours plus proche
Pour une fois, soyons clairs : la crise climatique n’est qu’un aspect de la crise environnementale globale, qui elle-même n’est que le résultat de l’accaparement et de la surexploitation des richesses naturelles par une poignées d’entreprises multinationales dans le seul but de faire du profit. La sur-consommation des ressources naturelles, et notamment des énergies fossiles, ne visent pas à alimenter, chauffer, abriter les gens, bref, à répondre aux besoins des populations, mais à produire des voitures, des gadgets, du soja transgénique, des voyages aux îles Baléares, pour nourrir la croissance mondiale. Nous pillons la planète pour produire de l’inutile ! Et cela alors même qu’une personne sur six ne mange pas à sa faim !
Le monde regorge d’assez de richesses pour assurer à 9 milliards d’êtres humains une vie digne, mais pas pour produire toujours plus de biens superflus dans le seul but de garantir la pérennité d’un système économique et financier basé sur la rémunération du capital (les taux d’intérêt sont le premier maillon qui justifie la croissance économique).
La question posée par le changement climatique est donc celle du partage des richesses. Kyoto, de même que l’accord proposé à la signature à Copenhague, accroissent l’inégalité de l’accès aux richesses naturelles en accélérant la privatisation du monde. C’est pour cela que ces accords sont pour nous inacceptables.
Changeons le système, pas le climat !
C’est sous ce slogan que manifesteront le 12 décembre les partisans de la « justice climatique ». Une manifestation pour dire NON aux fausses solutions présentées dans le sommet officiel -non au commerce du carbone, non aux agrocarburants, non au nucléaire,...-, mais aussi et surtout pour proposer de vraies solutions. Le 16 décembre, Climate Justice Action [4] tentera de s’emparer de la conférence pour y donner la parole à celles et ceux, peuples autochtones, paysan-ne-s, femmes rurales, pêcheurs artisanaux, qui depuis des millénaires contribuent par leur travail à stocker du carbone dans les sols, à renouveler la biodiversité, à prendre soin de l’eau, tout en produisant ce dont les communautés ont besoin pour bien vivre.
Les solutions face à la crise climatique ne requièrent ni de haute-technologie ni des sommes d’argent colossales ; elles demandent de la volonté et du courage politique. En lieu et place du commerce du carbone, quatre priorités devraient s’imposer pour faire face à la grave crise actuelle :
La réforme agraire, c’est à dire la redistribution des ressources naturelles telles que la terre, l’eau et les semences, au bénéfice des populations. En 2006, lors de la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le développement Rural, 92 pays se sont mis d’accord sur la nécessité de relancer le processus de réforme agraire dans le monde. Cependant, l’opposition farouche de l’Union Européenne et des Etats-Unis a bloqué tout progrès dans ce sens depuis lors.
La relocalisation de la production, et notamment de la production alimentaire, en appliquant la souveraineté alimentaire et énergétique. Le transport des marchandises tient une place importante dans les émissions de gaz à effet de serre ; il faut donc soutenir les productions locales, nationales et régionales et autoriser la protection des marchés. L’OMC doit être démantelé et les accord bilatéraux de libre-échange stoppés.
L’annulation de la dette des pays pauvres, qui les contraint à favoriser les productions d’exportation au détriment du bien-être de leurs populations.
La réforme totale du système financier avec notamment l’interdiction pour les banques de créer de la monnaie via le crédit.
Nos gouvernements actuels, englués dans la corruption, ne sont pas ceux par qui le changement aura lieu. Ils jouent tous juste le rôle de marionnettes dociles aux mains du pouvoir économique et financier. L’enjeu majeur des mobilisations de Copenhague est de bouleverser le rapport de force entre les multinationales et les populations, de reprendre le pouvoir (Le nom de l’action du 16 décembre est « Reclaim Power ! »), de mettre en lumière la duperie monstrueuse que représente Kyoto et le marché du carbone pour que des milliers, des millions de personnes, rejoignent les luttes pour la réappropriation des territoires, des savoirs, pour des vies dignes et solidaires.
Décembre 2009 n’est qu’une étape dans le processus de renforcement de ce mouvement. Qu’un accord soit signé ou non à Copenhague, nous sommes maintenant en marche.
Morgan Ody
ODY Morgan
22 novembre 2009
Après un certain raz le bol d’entendre sans cesse à la radio tout le monde dire qu’il faut absolument un accord à Copenhague, j’ai écrit ce texte...
Sommaire
· Kyoto 2, la bouée de sauvetage
· La guerre pour les ressources
· Pauvres et coupables
· Toujours plus de profits (...)
· Changeons le système, pas (...)
D’ici quelques jours, des milliers de militants d’Europe et du monde entier convergeront vers Copenhague à l’occasion du sommet mondial sur le climat. Alors que les médias donnent la parole exclusivement à ceux qui, parmi les gouvernants, les entreprises et les grandes ONG, appellent à un « accord ambitieux », nous serons nombreux dans les rues de la capitale danoise à agir contre la signature d’un nouveau protocole. Et nous avons de bonnes raisons !
Kyoto 2, la bouée de sauvetage du capitalisme
Le sommet de Copenhague vise à trouver un accord entre les Etats sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Le projet sur la table des dirigeants est très semblable à celui de Kyoto, c’est-à-dire qu’il est basé sur le commerce du carbone et même étends les sphères auxquelles le marché des émissions pourra être appliqué.
Au prétexte de réduire les émissions de gaz à effet de serre, on a commencé depuis 2005, date d’entrée en application de Kyoto, à faire du carbone, l’élément le plus basique de la vie sur terre, une marchandise. L’accord de Kyoto n’est que cela. Toutes les réductions d’émissions auxquelles se sont engagés les pays riches depuis 1997 peuvent se monnayer en échange de la construction d’une centrale hydraulique ici, d’une plantation de palmiers à huile là-bas.
Cet accord a-t-il permis de réduire les émissions ? Non, puisque depuis 1990, le volume d’émission a augmenté de 40%, et cela malgré la dégringolade des économies de l’ex-URSS et des « démocraties populaires » qui ont largement participé à baisser le niveau des émissions en Europe.
Jamais la croissance des émissions n’a été aussi rapide que depuis que Kyoto est entré en vigueur. Mais à quoi sert ce protocole alors ? A faire de l’argent pardi ! Et, pour être plus précis, à sauver le capitalisme mondial.
La guerre pour les ressources a commencé
Notre système économique a besoin, pour survivre, de produire toujours plus. C’est le principe même de la croissance et de l’accumulation du capital. Pour cela, il utilise toujours plus de ressources naturelles, des ressources toujours plus rares, qu’il doit arracher aux communautés rurales qui en dépendent. Ces vingt dernières années, on a donc vu un accaparement exceptionnel des richesses du monde par quelques dizaines de multinationales qui, pour prendre possession des terres, des réserves d’eau, des minerais et des ressources génétiques (semences et races animales) de la planète, n’hésitent pas à assassiner, à jeter en prison, à terroriser et à affamer des centaines de millions de personnes. Le protocole de Kyoto participe à cet élan d’expropriation en lui offrant une légitimité morale et un appui financier.
Les grandes entreprises ont un besoin particulièrement important d’énergie pour pouvoir continuer à produire en masse et à transporter les biens de consommation d’un bout à l’autre de la planète. Le protocole de Kyoto permet aux pays riches d’éviter de réduire leurs émissions en finançant le développement d’énergies soit-disant « propres » dans le Sud.. Monocultures d’agrocarburants, barrages géants et méga-projets éoliens sont ainsi mis en place. L’énergie est ensuite acheminée vers les centres industriels ou les pays riches. De façon quasi-systématique, les populations locales sont chassées de leur territoire et n’ont aucun accès à l’énergie produite.
L’aspect durable de ces productions est plus que douteux : les plantations de maïs ou de palmiers à huile pour l’éthanol par exemple détruisent la biodiversité, consomment des quantités gigantesques d’eau, sont aspergés d’engrais et de pesticides et s’étendent le plus souvent au détriment de la forêt primaire. Mais surtout, ces énergies renouvelables ne permettent en rien une réduction des émissions de gaz à effet de serre, puisque la consommation d’énergies fossiles, loin d’être remplacée, continue elle-aussi de progresser. Il est prévue que la consommation énergétique mondiale augmente de 50% d’ici à 2030, essentiellement grâce à la progression de la production de charbon, de gaz et de pétrole.
Malgré des investissements massifs, les énergies renouvelables ne constitueraient alors que 2% de la consommation totale [1]. Cette perspective, prise come référence par l’Agence Internationale de l’Energie, est apocalyptique. Elle a néanmoins le mérite de montrer que les beaux discours sur les énergies renouvelables servent plus à légitimer une croissance généralisée de la production d’énergie qu’à sauver le climat.
A Bali et à Poznan, les négociations ont visé à introduire de nouveaux secteurs dans le commerce du carbone : les forêts (via le mécanisme intitulé REDD) et les terres agricoles. Une entreprise polluante en Europe pourra choisir de ne pas réduire ses émissions et compenser en achetant des crédits-carbone à une entreprise en Indonésie qui possède une forêt. Dors et déjà et alors même que l’accord n’est pas encore signé, des investisseurs en recherche d’un placement « durable » commencent à acheter des territoires entiers au détriment des populations qui les habitaient [2]. Ils vendent ensuite les crédits-carbone sur des marchés volontaires et font double-profit en commercialisant le bois. La protection de l’environnement est en quelques années devenu l’alibi le plus commun pour expulser des communautés et laisser la place libre aux multinationales. Alors qu’en 2008 40 milliards d’ha de terres ont déjà été accaparées par les multinationales et certains pays [3], Kyoto va encore accélérer l’expropriation des territoires des populations rurales.
Pauvres et coupables
Le changement climatique et le commerce du carbone n’offrent pas seulement la possibilité pour les grandes entreprises de s’emparer des richesses du monde, ils permettent aussi de justifier auprès des travailleurs le retour de la rigueur. A Poznan lors du sommet sur la climat de 2008, de grandes pancartes affichées dans la gare centrale présentaient les 10 Commandements du 21e siècle. On pouvait lire « Ne prends pas l’avion, Recycle, Utilise le vélo plutôt que la voiture, Evite tous les produits avec emballage plastique, Evite tous les produits venant de loin, N’achète pas à moins d’être sûr que tu as besoin de ce produit, Ne produits pas plus de deux enfants, Ne fais rien qui nécessite des terres ou de l’eau jusqu’ici non-utilisées, Suis tous ces commandement de façon facile et économique, pour toi et les autres ».
Chacun sais que les grands de ce monde ne fréquentent pas les gares, ce message ne leur était donc évidement pas destiné. Pendant qu’on s’évertue à convaincre la population de changer ses ampoules et de fermer le robinet pour se brosser les dents, d’autres peuvent tranquillement continuer leur travail de pillage de la planète. Et nous faire la leçon pour accepter une petite réduction salariale, quelques heures de travail en plus, au nom de la simplicité volontaire et de la solidarité avec les ours polaires.
Cet accaparement massif des richesses et le démantèlement des politiques sociales ont conduit à une explosion de la misère dans le monde. Un tiers des urbains habitent maintenant dans des bidonvilles et un milliard de personnes ont faim (un milliard !). Jamais le fossé entre les plus riches et les plus pauvres n’a été si gigantesque. Le terme « pays en voie de développement » cache pudiquement une vérité autrement plus crue : la pauvreté s’accroie. Dans le Sud, mais aussi dans nos pays soit-disant prospères.
Toujours plus de profits pour une catastrophe toujours plus proche
Pour une fois, soyons clairs : la crise climatique n’est qu’un aspect de la crise environnementale globale, qui elle-même n’est que le résultat de l’accaparement et de la surexploitation des richesses naturelles par une poignées d’entreprises multinationales dans le seul but de faire du profit. La sur-consommation des ressources naturelles, et notamment des énergies fossiles, ne visent pas à alimenter, chauffer, abriter les gens, bref, à répondre aux besoins des populations, mais à produire des voitures, des gadgets, du soja transgénique, des voyages aux îles Baléares, pour nourrir la croissance mondiale. Nous pillons la planète pour produire de l’inutile ! Et cela alors même qu’une personne sur six ne mange pas à sa faim !
Le monde regorge d’assez de richesses pour assurer à 9 milliards d’êtres humains une vie digne, mais pas pour produire toujours plus de biens superflus dans le seul but de garantir la pérennité d’un système économique et financier basé sur la rémunération du capital (les taux d’intérêt sont le premier maillon qui justifie la croissance économique).
La question posée par le changement climatique est donc celle du partage des richesses. Kyoto, de même que l’accord proposé à la signature à Copenhague, accroissent l’inégalité de l’accès aux richesses naturelles en accélérant la privatisation du monde. C’est pour cela que ces accords sont pour nous inacceptables.
Changeons le système, pas le climat !
C’est sous ce slogan que manifesteront le 12 décembre les partisans de la « justice climatique ». Une manifestation pour dire NON aux fausses solutions présentées dans le sommet officiel -non au commerce du carbone, non aux agrocarburants, non au nucléaire,...-, mais aussi et surtout pour proposer de vraies solutions. Le 16 décembre, Climate Justice Action [4] tentera de s’emparer de la conférence pour y donner la parole à celles et ceux, peuples autochtones, paysan-ne-s, femmes rurales, pêcheurs artisanaux, qui depuis des millénaires contribuent par leur travail à stocker du carbone dans les sols, à renouveler la biodiversité, à prendre soin de l’eau, tout en produisant ce dont les communautés ont besoin pour bien vivre.
Les solutions face à la crise climatique ne requièrent ni de haute-technologie ni des sommes d’argent colossales ; elles demandent de la volonté et du courage politique. En lieu et place du commerce du carbone, quatre priorités devraient s’imposer pour faire face à la grave crise actuelle :
La réforme agraire, c’est à dire la redistribution des ressources naturelles telles que la terre, l’eau et les semences, au bénéfice des populations. En 2006, lors de la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le développement Rural, 92 pays se sont mis d’accord sur la nécessité de relancer le processus de réforme agraire dans le monde. Cependant, l’opposition farouche de l’Union Européenne et des Etats-Unis a bloqué tout progrès dans ce sens depuis lors.
La relocalisation de la production, et notamment de la production alimentaire, en appliquant la souveraineté alimentaire et énergétique. Le transport des marchandises tient une place importante dans les émissions de gaz à effet de serre ; il faut donc soutenir les productions locales, nationales et régionales et autoriser la protection des marchés. L’OMC doit être démantelé et les accord bilatéraux de libre-échange stoppés.
L’annulation de la dette des pays pauvres, qui les contraint à favoriser les productions d’exportation au détriment du bien-être de leurs populations.
La réforme totale du système financier avec notamment l’interdiction pour les banques de créer de la monnaie via le crédit.
Nos gouvernements actuels, englués dans la corruption, ne sont pas ceux par qui le changement aura lieu. Ils jouent tous juste le rôle de marionnettes dociles aux mains du pouvoir économique et financier. L’enjeu majeur des mobilisations de Copenhague est de bouleverser le rapport de force entre les multinationales et les populations, de reprendre le pouvoir (Le nom de l’action du 16 décembre est « Reclaim Power ! »), de mettre en lumière la duperie monstrueuse que représente Kyoto et le marché du carbone pour que des milliers, des millions de personnes, rejoignent les luttes pour la réappropriation des territoires, des savoirs, pour des vies dignes et solidaires.
Décembre 2009 n’est qu’une étape dans le processus de renforcement de ce mouvement. Qu’un accord soit signé ou non à Copenhague, nous sommes maintenant en marche.
Morgan Ody
domingo, 15 de noviembre de 2009
Bello video de la marcha por la Paz, ver:
http://www.youtube.com/watch?v=w4xj4iqmX1s&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=w4xj4iqmX1s&feature=player_embedded
domingo, 8 de noviembre de 2009
Frecuencia Solfeggio, la música milagrosa.
QUE SON LAS ANTIGUAS FRECUENCIAS SOLFEGGIO?
Estas frecuencias de sonidos eran originalmente usadas en los cantos gregorianos, tales como el "Gran himno a San Juan Bautista," así como otros himnos.
Se creía que cuando se cantaban estos cantos se impartía una bendición y gracia especiales que ayudaban al desenvolvimiento de los rituales cristianos. Las frecuencias contenidas en estos cantos fueron redescubiertas por Dr Joseph Puleo como se describe en el libro de Leonard Horowitz.
Es una bendición para toda la humanidad el trabajo que han elaborado estas dos personas al devolvernos el tesoro de estas frecuencias.
Las frecuencias solfeggio incluyen SEIS FRECUENCIAS:
UT – 396 Hz – Frecuencia para liberar el miedo y la culpabilidad
RE – 417 Hz – Frecuencia para deshacer las situaciones y facilitar el cambio
MI – 528 Hz – Frecuenica para la transformación y los milagros .Reparación del ADN
FA – 639 Hz – Frecuencia para la conexión y las relaciones
SOL – 741 Hz – Frecuencia para el despertar de la intuición
LA – 852 Hz – Frecuencia para volver al orden espiritual
Por ejemplo la frecuencia 528 relacionada con de la nota MI sobre la escala y se deriva de la frase “Mi-ra gestorum” que en latin significa milagro.Sorprendentemente esta es la frecuencia exacta usada por los bioquímicos genéticos para reparar el DNA roto-es decir la huella genética sobre la cual se basa la vida!
A continuación podeis ver el video de la conferencia del músico Carlos Laza, sobre las frecuencias musicales que está rescatando del solfeggio. Conocimientos de música que fueron celosamente guardados (?) por la iglesia y los que mandaban hace mucho tiempo, y que tienen un gran poder de sanar a quien las escucha o practica.
20 minutos de conferencia de Carlos Laza y después sus amigos Pedro e Inma nos deleitan con una gran intervención musical con dichas frecuencias.
Que lo disfruten!
http://vimeo.com/3979747
QUE SON LAS ANTIGUAS FRECUENCIAS SOLFEGGIO?
Estas frecuencias de sonidos eran originalmente usadas en los cantos gregorianos, tales como el "Gran himno a San Juan Bautista," así como otros himnos.
Se creía que cuando se cantaban estos cantos se impartía una bendición y gracia especiales que ayudaban al desenvolvimiento de los rituales cristianos. Las frecuencias contenidas en estos cantos fueron redescubiertas por Dr Joseph Puleo como se describe en el libro de Leonard Horowitz.
Es una bendición para toda la humanidad el trabajo que han elaborado estas dos personas al devolvernos el tesoro de estas frecuencias.
Las frecuencias solfeggio incluyen SEIS FRECUENCIAS:
UT – 396 Hz – Frecuencia para liberar el miedo y la culpabilidad
RE – 417 Hz – Frecuencia para deshacer las situaciones y facilitar el cambio
MI – 528 Hz – Frecuenica para la transformación y los milagros .Reparación del ADN
FA – 639 Hz – Frecuencia para la conexión y las relaciones
SOL – 741 Hz – Frecuencia para el despertar de la intuición
LA – 852 Hz – Frecuencia para volver al orden espiritual
Por ejemplo la frecuencia 528 relacionada con de la nota MI sobre la escala y se deriva de la frase “Mi-ra gestorum” que en latin significa milagro.Sorprendentemente esta es la frecuencia exacta usada por los bioquímicos genéticos para reparar el DNA roto-es decir la huella genética sobre la cual se basa la vida!
A continuación podeis ver el video de la conferencia del músico Carlos Laza, sobre las frecuencias musicales que está rescatando del solfeggio. Conocimientos de música que fueron celosamente guardados (?) por la iglesia y los que mandaban hace mucho tiempo, y que tienen un gran poder de sanar a quien las escucha o practica.
20 minutos de conferencia de Carlos Laza y después sus amigos Pedro e Inma nos deleitan con una gran intervención musical con dichas frecuencias.
Que lo disfruten!
http://vimeo.com/3979747
miércoles, 21 de octubre de 2009
Marcha Mundial por la Paz en 29 idiomas:
www.marchamundial.org
http://www.theworldmarch.org
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